La fiscalité d'ancien régime

 
Le clergé et la noblesse, ordres privilégiés, ne payent pas d'impôts ou s'en sont déchargés, et ont le droit d'en lever.
 

 
Les aides  Il s'agit d'impôts indirects. Ils portent sur les boisssons alcoolisées, notamment le vin. 
La capitation  Impôt direct, créé en 1695. Il est perçu par tête et selon les revenus.
Le centième denier  Il s'agit d'une taxe qui porte sur les échanges. Elle correspond à 1% du total de la transaction.
La corvée royale  C'est une obligation pour les communautés de réaliser gratuitement des travaux sur les routes royales.
Le franc-fief  C'est un droit dû au Roi par les roturiers propriétaires de biens nobles.
 
La gabelle  
détail
La carte des gabelles en 1788
 
Créé en 1383, c'est le privilège royal de vendre le sel. La gabelle varie énormément d'une province à une autre. 
Le papier timbré  Il s'agit de papiers spéciaux qui doivent être utilisés pour la rédaction de certains actes.
La taille  C'est un impôt direct payé par les roturiers (ceux qui ne sont pas nobles). Cet impôt est, normalement, proportionnel aux revenus. 
Le vingtième  C'est un impôt direct royal, créé en 1749. Il concerne tout le monde. Cet impôt porte sur les revenus.
 
   
Les banalités C'est l'obligation pour les habitants du fief d'utiliser le moulin, et parfois le four du seigneur. A chaque utilisation, le seigneur prélève une partie de ce qui est moulu ou cuit.
Le cens C'est une redevance féodale annuelle. Celle-ci s'ajoute au loyer que le paysan paye déjà pour la terre qu'il travaille.
Le champart Le seigneur prélève une partie de la récolte.
La chasse Seul le seigneur a le droit de chasser.
La corvée Les paysans sont tenus de participer à l'entretien des routes et du château de la seigneurerie.
Les lods et ventes C'est une taxe que perçoit le seigneur sur les transactions qui concernent les terres qui dépendent de sa seigneurerie. 
   
Les dîmes Il s'agit des prélèvements sur les récoltes. Les dîmes doivent servir à l'entretien des curés et des besoins de l'église dans chaque paroisse. En fait les dîmes entretenaient le haut-clergé, les curés de paroisse devant se contenter de la portion congrue.