Chanson de 1789

air de : O filii et filiae


Notre saint Père est un dindon
Le calotin est un fripon,
Notre archevêque un scélérat.
Alléluia.

Ces malheureux ont arêté
Les bienfaits de sa majesté ;
Tôt ou tard il en périra.
Alléluia.

A quoi sert la confession,
Ainsi que l'absolution ?
Le Seigneur nous la donnera.
Alléluia.

Le clergé s'est bien entêté,
Le pain a toujours augmenté,
Mais Necker le diminuera.
Alléluia.

Ils ont caché tous leurs trésors,
Empilés dans des coffres-forts.
Mais bientôt on les trouvera.
Alléluia.

Grand Dieu ! Mettez fin à nos maux,
Délivrez-nous de ces corbeaux ;
Nous chanterons des libera.
Alléluia.

histoire chantée de la 1ère République. 1789 à 1799. Louis Damade, Paris, 1892

Deux choses dans cette chanson. La première témoigne des luttes sur le plan de la doctrine religieuse. La deuxième met en parallèle la cherté du pain et les accapareurs. Le peuple a confiance en Necker, et met en garde les accapareurs.